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Composer un document

Un document est ce qui sera réellement produit : un livre de l'élève, un guide de l'enseignant, une fiche de révision, un cahier d'exercices. Ce n'est pas le programme : c'est un élément à part du graphe qui dit ce qu'il couvre du programme, à quoi il ressemble, et sur quoi on le juge.

Quels documents existent dans votre matière, et ce qu'ils contiennent, c'est votre graphe qui le dit :

« Quels documents existent dans cette matière, et que couvre chacun ? »

Réservé aux curateurs

Créer et modifier un document demande le rôle de curateur. Comme pour le programme, tout passe par le brouillon.

De quoi un document est fait

Pièce Ce qu'elle dit Comment on l'obtient
Sa couverture Quelle partie du programme il présente (un cours, un regroupement, une leçon) À la création du document
Ses sections Ses pages ou ses parties, chacune avec ce qu'elle couvre Une par une, ou par lot
Sa mise en forme Son apparence, ses langues, la géométrie de ses pages Depuis le catalogue (Mises en forme)
Ses grilles Les critères qui décident s'il est bon Depuis le catalogue (Évaluer un document)
Son journal La trace datée de ses décisions Au fil du travail

1. Créer le document

Un document se crée en une phrase, en disant ce qu'il couvre :

« Crée un cahier d'exercices qui couvre le cours de cette matière. »

« Crée une fiche de révision pour le regroupement “Nombres décimaux”. »

Un document qui ne couvre rien ne se remarque pas

Un document rattaché à rien ne provoque aucune erreur : il produit simplement un fichier vide, et on s'en aperçoit à la fin. C'est pourquoi la création et le rattachement se font d'un seul geste, et que les vérifications le signalent toujours.

2. Découper en sections

Les sections sont l'unité réelle de travail : un document se produit section par section. Chacune dit ce qu'elle couvre, et elles peuvent s'emboîter (une partie contient des chapitres, qui contiennent des pages).

« Ajoute à ce document une section par leçon du regroupement “Nombres décimaux”. »

« Ajoute une page de garde au début. »

Une page de garde, un sommaire ou une page d'introduction sont des sections qui ne couvrent rien : c'est normal.

Une section peut porter une consigne d'assemblage — comment la page se compose : ce qui vient en premier, ce qui s'imprime pour l'enseignant, ce qui reste en commentaire. Ce que la page doit dire reste dans le programme ; la section ne dit que comment le placer.

3. Choisir sa mise en forme

« Quelles mises en forme le catalogue propose-t-il pour ce type de document ? »

« Applique la mise en forme “Cahier d'exercices” à ce document. »

La mise en forme décide de l'apparence et des langues de sortie. Sans ses réglages de page, le document ne peut pas être produit : l'outil refuse plutôt que de sortir un fichier sans style. Voir Mises en forme.

4. Rattacher ses grilles

« Rattache la grille d'approbation à ce document. »

Un document peut en porter plusieurs. Voir Évaluer un document.

5. Les illustrations

Une image fait partie du programme au même titre qu'un texte : elle est rattachée à la leçon ou à l'activité qu'elle illustre, avec une phrase qui dit ce qu'elle montre. Toute section qui couvre cette activité voit l'image et peut la placer.

« Rattache l'image “bande-1” à l'activité “Compare les collections” : elle montre trois paniers de fruits, celui du milieu en contient le plus. »

  • Le fichier doit d'abord être déposé : Claude vous donne l'adresse de dépôt, ou le fait pour vous. Une image que le graphe pointe sans qu'elle existe ne s'imprimerait jamais, alors le rattachement est refusé tant qu'elle manque.
  • La phrase « ce qu'elle montre » n'est pas décorative. C'est elle, lue à côté de la consigne et de la réponse de l'activité, qui permet de repérer une image qui contredit ses mots.
  • Le rattachement est une modification du brouillon : il se relit, s'annule et se publie avec le reste. Une nouvelle version d'une image est un nouveau fichier, qu'on rattache à son tour avant de retirer l'ancien.

Avec le module d'autorat, Claude peut aussi dessiner les images d'une leçon (« Prépare les illustrations de la leçon 12 »). Il vérifie l'image produite, pas seulement la demande qu'il a faite, et ne redessine jamais une image existante sans votre accord explicite. Le style des dessins vient de la mise en forme du document.

6. Tenir le journal

Chaque document et chaque section gardent un journal : des entrées datées et signées, qui disent pourquoi une décision a été prise, ce qui a été mesuré, ce qui attend l'avis d'un expert.

« Note dans le journal du document : on a retiré la page d'exemples parce qu'elle faisait déborder chaque leçon sur une troisième page. »

« Pourquoi cette section est-elle composée comme ça ? »

Le journal ne s'imprime jamais. Il sert à celui qui reprendra le document dans six mois. Deux personnes peuvent y écrire en même temps sans s'écraser.

7. Vérifier qu'il est prêt

« Ce document est-il prêt à être produit ? »

Claude répond par un compte rendu unique : le document couvre-t-il quelque chose, a-t-il des sections, une mise en forme avec ses réglages de page, des gabarits de page, une grille, une routine ? Chaque manque est accompagné de ce qu'il faut faire pour le combler. Le compte rendu ne bloque rien : produire sans grille, par exemple, reste votre choix.

Partir d'un document existant

  • Un document du graphe sert de modèle. « Crée un cahier pour le cours suivant, construit comme celui-ci. » Claude lit la structure du modèle et la refait sur la nouvelle couverture.
  • Un fichier extérieur — une maquette, un ancien guide, le cahier d'un autre pays. Donnez-le à Claude : il vous propose les parties, les sections et ce que chacune couvre, que vous validez avant toute écriture.

Une fois composé, le document se produit : voir Produire un document.