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Évaluer un document produit

Une fois un document généré, comment savoir s'il est bon ? On le confronte à une grille d'évaluation — une liste de critères écrite à l'avance, rangée dans le catalogue et rattachée au document.

C'est le troisième type d'entrée du catalogue, à côté des routines pédagogiques et des formatters :

Type d'entrée Ce qu'il décrit S'applique à
Routine La structure pédagogique d'une séance Une leçon
Formatter L'apparence du document Un document
Grille d'évaluation Les critères de jugement du résultat Un document

Deux formes de grille

Une grille porte une échelle, et c'est elle qui décide de ce que l'évaluation produit. Deux formes reviennent :

Forme Échelle Ce qu'elle décide
Grille notée Une échelle numérique (par exemple 0 à 4) Une note, moyenne pondérée de ses sections
Grille d'approbation Oui / Non Un feu vert. Un seul « Non » bloque — il n'y a pas de moyenne

Les deux ne se remplacent pas : l'une mesure à quel point le document est bon, l'autre dit s'il peut partir à l'impression. Un même document peut obtenir une très bonne note et rester bloqué par un « Non » unique — c'est précisément pourquoi on lui rattache souvent les deux.

L'échelle, les sections, leurs poids et les critères viennent tous de la grille telle qu'elle est écrite dans le catalogue. L'outil ne connaît aucune grille d'avance : votre programme y range les siennes (souvent reprises d'une annexe officielle), et c'est ce texte qui fait foi.

Une grille gagne à être partielle

Une grille n'a pas à reprendre l'intégralité du document d'origine dont elle est tirée. Ce qu'un formatter garantit déjà à la génération — marges, taille de police, pagination, style des illustrations — n'a pas à être revérifié après coup : on ne veut pas produire un document en corps 9 pt pour ensuite cocher « Non ». Gardez les critères qui exigent la lecture du document produit.

Rattacher une grille à un document

Une grille du catalogue ne s'applique pas toute seule : il faut la rattacher au document qu'elle juge.

« Applique la grille d'approbation à ce document. »

Comme pour une routine ou un formatter, le rattachement crée une copie indépendante posée sous le document. Une modification ultérieure de la grille du catalogue ne rejaillit pas sur les documents déjà servis.

Un même document peut porter plusieurs grilles — c'est même le cas normal : l'une pour la note, l'autre pour l'approbation. L'évaluation les rapporte toutes.

Une grille rattachée deux fois compte deux fois

Rien n'empêche de rattacher la même grille deux fois à un document — l'évaluation la rapporterait alors en double. Si vous avez un doute, demandez « Quelles grilles sont rattachées à ce document ? » avant de rattacher.

Lancer l'évaluation

« Évalue ce document. »

L'outil rassemble les grilles rattachées au document et le fichier produit, puis c'est Claude qui lit le document et attribue les notes — l'outil ne juge jamais lui-même. Vous obtenez, critère par critère : la note (ou le Oui / Non), et la justification qui la motive.

Demandez les localisations

Une note sans preuve ne sert à rien. Un critère d'exactitude bien écrit demande de citer chaque erreur avec l'endroit où elle se trouve — et une note ou un « Non » qui arrive sans passage cité se redemande.

Ce que l'évaluation ne peut pas faire

Certains critères supposent un test sur le terrain : le taux de compréhension des consignes par les élèves, le temps de résolution d'un exercice. Ils ne se déduisent pas de la lecture d'un document.

Dans ce cas, la règle est de le déclarer plutôt que d'inventer une note. Une note fabriquée sur un critère non observable est pire qu'une case vide : elle donne une fausse assurance.

De la même façon, un critère peut ne s'apprécier qu'à l'échelle du document entier : tout ce qui parle de répartition ou d'équilibre — entre des types d'exercices, entre des contextes, entre des personnages — n'a aucun sens page par page. Ces critères-là se jugent après lecture complète.